Professeur Abbé Louis Mpala

jeudi 13 juin 2019

Hubert MONO Ndjana  rend un vibrant hommage et témoignage au professeur Antoine MANGA Bihina qu'il considère comme son jumeau compte tenu de leur rencontre amicale devenue fraternelle. Le témoignage ayant un caractère "pastorale" pour ne pas dire pédagogique et servant de témoignage personnel à partager avec la jeune génération qui croit que ce sont les Loges qui déterminent l'existence humaine et non Dieu YHWH, je place ce billet dans la catégorie Lettres pastorales et je suis convaincu que ce témoignage conduira, par la main de Dieu YHWH, l'un ou l'autre à rebrousser chemin et à suivre l'exemple d'Antoine MANGA Bihina.

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vendredi 31 mai 2019

La philosophie africaine contemporaine a poussé sur la terre lushoise (Elisabethville jadis) et a trouvé dans le Département de philosophie de l’Université de Lubumbashi (UNAZA jadis) un lieu propice pour sa croissance en ayant pour « jardiniers » certains  intellectuels noirs dont V.Y. Mudimbe.

Pour ma contribution, dans un premier moment, je parlerai des questions soulevées par la communication de V.Y. Mudimbe lors du débat. En outre, je présenterai les tâches confiée à la philosophie africaine dans un compte rendu que V.Y. Mudimbe a publié dans la Revue Zaîre-Congo en 1976. A la fin , dans un second moment, je ferai voir comment la philosophie africaine est en marche en suivant son bonhomme de chemin, et ce grâce aux balises mises par les philosophes africains de la génération de V.Y. Mudimbe parlant à partir de l’Université de Lubumbashi.

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Ce livre livre une philosophie de l'histoire sui generis. Mais il est intéressant même s'il ne parle pas de Hegel et de Marx.

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Comment rendrais-je Hommage à mes formateurs et Maîtres Akenda et Ndumba, si ce n’est par un article prolongeant la pensée d’un d’eux !

Je parle, ces derniers, du prosôponisme comme une philosophie de l’histoire fondée sur la rencontre. Or l’article du philosophe Ndumba, « Afrocentrisme » et inter culturalité, s’inscrit en faux contre « deux narrations de l’histoire de l’Afrique : la narration eurocentriste et la narration afrocentriste ».[1] Ces deux narrations sont des visions et orientations  différentes sur l’Afrique quant à ce qui concernent son histoire, ses civilisations, ses langues et son avenir politique.

Comme le philosophe Ndumba s’interdit de se constituer en arbitre dans ce différend et se permet de poser quelques questions sur la place de l’Afrique dans le mouvement universel de la pensée [2], je commencerai par exposer sa pensée, et ce en partant des paradoxes de la pensée philosophique, en passant par lire « Afrocentrismes » dans une vision d’interculturalité et en terminant par une nouvelle orientation de pensée et de la praxis en Afrique. C’est après que je présenterai une nouvelle narration du monde avec le philosophe Ndumba.



[1] G. NDUMBA, « Afrocentrisme » et inter culturalité, dans Philosophie africaine. Bilan et perspectives. Actes de la XVe semaine philosophique de Kinshasa, du 21 au 27 avril 1996, Kinshasa, FCK, 20012, p.243.

[2] Ibid., p.244.

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mercredi 29 mai 2019

SAVOIR ET ETRE

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Louis MPALA Mbabula

Marcel NGANDU Mutombo

 

 

GUIDE METHODOLOGIQUE POUR DOCTORANT

Description : E:\DCIM\125D7100\DSC_7371.JPG

 

 

 

Editions MPALA

www.louis-mpala.com

 

 

Notre livre se veut un guide méthodologique. Il ne remplace pas un professeur, mais il ne peut guider que celui ou celle qui le prend pour une « boussole » et qui s’engage à suivre la direction indiquée.

Notre but sera atteint quand un chercheur ou un-e doctorant-e aura dit que ce livre l’a réellement aidé-e à parfaire ses recherches et à produire un travail scientifique accepté par sa communauté scientifique

 

 

 

 

 

 

Louis MPALA Mbabula est Docteur en Philosophie de l’Université de Lubumbashi et Professeur Ordinaire à l’Université de Lubumbashi. Auteur  de plusieurs écrits scientifiques et Prêtre du diocèse de Kilwa-Kasenga, Louis Mpala Mbabula a pour domaines de recherche Le matérialisme historique, La mondialisation /Altermondiamisme, La postmodernité, La philosophie de l’Histoire, La philosophie africaine et la méthodologie de la recherche scientifique.Contact : abbelouismpala@gmail.com  www.louis-mpala.com

Marcel  NGANDU Mutombo est PhD en Sciences historiques de l’Université de Laval et Professeur Ordinaire à l’Université de Lubumbashi. Auteur de plusieurs écrits scientifiques, Marcel Ngandu Mutombo a pour domaines de recherche Le genre et la méthodologie de la recherche scientifique

La  photo est de Jonathan KAMUNGA

ISBN  978-2-37959-001-6

EAN  9782379590016

 

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La Philosophie négro-africaine en marche

Par Sous la direction de Louis Mpala Mbabula

Prix de vente public :
  • 18,50 € en livre papier
  • 4,99 € en téléchargement
Résumé :

La philosophie négro-africaine est toujours en marche depuis que les Négro-africains existent, car, comme le faisait remarquer Platon, la philosophie existe puisque l’homme existe et si la philosophie est fille de l’étonnement, ce dernier est propre à tout être humain, de tout continent et de toute race. Et pourtant, il n’y a qu’une seule race : la race humaine. Le reste, à notre avis, relève de l’idéologie. Pour contribuer à l’œuvre monumentale du philosophe Hubert Mono Ndjana, le Cercle philosophique de Lubumbashi (CPLU) a pris la résolution de dialoguer avec Hubert autour de la philosophie négro-africaine. Essai d’une présentation générale. Les philosophes africains sont invités à dialoguer en croisant leurs regards.

Thème : Philosophie / Sociologie

Nombre de pages : 240

Format : Roman (134x204)

ISBN livre papier : 9782414337897

ISBN livre téléchargement : 9782414337903

Date de publication : 03/05/2019

 

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jeudi 8 novembre 2018

Mon ouvrage se veut une réflexion sur notre histoire et cette réflexion est d’ordre philosophique ; en d’autres termes, ma réflexion relève de la philosophie de l’histoire. L’histoire humaine est toujours interprétée afin de découvrir son sens, sens au sens de direction et de signification. Les gens se posent les questions suivantes : Avec tout ce que nous vivons, allons-nous ? Quelle est la signification de tout ce qui arrive et nous arrive ? En outre, les gens cherchent ou s’interrogent sur le moteur de l’histoire : Qu’est-ce qui fait que les choses se passent ainsi et non autrement ? Autrement dit, quel est l’élément explicatif qui fait que notre histoire (monde) suive cette trajectoire et non une autre ? Par ailleurs, l’on cherche à découvrir les vrais acteurs de notre histoire : Qui est le sujet de l’histoire ? Qui sont les vrais acteurs de tout ce qui se passe dans l’histoire (monde) ? Sont-ce les hommes ? Est-ce Dieu ? Est-ce un être mystérieux comme l’Idée ou la Raison ? Est-ce la Nature ?

À la différence de l’animal, l’homme cherche à réfléchir sur sa propre vie, sa propre histoire.

À mon humble avis, chaque philosophie de l’histoire est aussi une narration du monde. Or le Matérialisme historique, la Mondialisation, l’Altermondialisme et la Postmodernité sont quatre optiques actuellement très en vues pour comprendre le monde. Après avoir pris acte de cela, je prends position en pensant que les approches actuellement disponibles ont toutes vieillies. C’est pourquoi, je propose une cinquième narration du monde, que j’appelle volontiers le Prosôponisme, et comme on reconnaît un philosophe, selon Deleuze, par des concepts, ce néologisme de ma plume exprime l’importance accordée à la démocratie participative.

Mon intention est claire et importante. Jusqu’à récemment, on avait  souvent essayé de réagir au capitalisme en se fondant sur le Matérialisme historique qui est la conception matérialiste de l’histoire. Cette narration du monde est née dans le contexte dominé par la Modernité prônant l’idée de progrès et prêchant l’universalisme qui correspond à l’uniformisation. L’idée de progrès entraîna la révolution scientifique qui portera des fruits dont la révolution industrielle. De la sorte, la Modernité transformera la vie sociale (naissance des inégalités), la pratique économique (commerce international, apparition de la bourgeoisie et du prolétariat) et la pratique politique (démocratie, colonisation). Karl Marx, appuyé par son ami fidèle Friedrich Engels, combattra ce monde capitaliste ayant un mode de production propre à lui. Révolutionnant les forces productives, la bourgeoisie bouleverse, par la même occasion, les rapports sociaux. C’est ici que se situe le moteur de l’histoire : la lutte des classes ne constitue pas le moteur de l’homme comme le pensait Louis Althusser et quand bien même Lucien Sève donnerait aux rapports de production un rôle décisif et aux forces productives un rôle fondamental, il resterait toujours vrai que ces deux "nécessités" sont unies au sein du mode de production et leur contradiction constitue le moteur de l’histoire.

Comme le capitalisme libéral entraîne un cortège de malheurs, il y a la nécessité de le remplacer par un autre régime et c’est au prolétariat que Marx-Engels confient cette mission. Ainsi l’alternative communiste sera proposée avec son nouveau mode de production et de gestion politique. Règne de la liberté, le Communisme est la fin de la préhistoire et le début de l'histoire, car c'est seulement dans le monde communiste que les hommes seront les sujets de leur propre histoire. Voilà ce que d’aucuns ont appelé le métarécit marxien. Pour le sauver, on est venu à parler du socialisme réel. Et pourtant, les temps ont changé : les vieux remèdes ne semblent plus appropriés. Si le contexte actuel n’est plus celui dont parlent Marx et Engels, il faut donc trouver une autre démarche, une autre solution, une autre façon de traiter le problème. Cette narration du monde sera supplantée par une autre, celle de la mondialisation néolibérale. D’où Il s’agit de comprendre et de réagir utilement à la mondialisation en cours dans le monde contemporain. Vue sous l’angle philosophique, la mondialisation néolibérale apparaît comme un stade historique, une époque historique, une phase historique nommée le « Capitalisme à la place de l’État ». Propulsée par l’idéologie néolibérale (le postulat selon lequel la libre circulation des biens et services, des capitaux et de l’information produira  un résultat optimal en terme de croissance économique et de bien-être humain), la mondialisation constitue un « tournant de civilisation » opérée par la Révolution conservatrice de M. Thatcher et de R. Reagan prônant le primat du Marché sur l’homme, la politique, l’environnement et l’État, et légitimant l’omnimarchandisation. Ainsi, y a-t-il un nouveau mode de production composé de nouvelles forces productives et de nouveaux rapports sociaux de production. Le bonheur de l’homme se trouve dans le marché. Autrement dit, le monde sera meilleur et heureux, seulement et seulement si le monde est un marché. De ce fait, « le sens actuel de l’histoire des sociétés contemporaines est celui de l’évolution nécessaire, inexorable et inévitable vers la constitution d’un grand marché mondial unique, intégré, autorégulateur, The Single Market Place, dira R. Petrella. Le sujet de cette histoire n’est rien d’autre que l’ensemble des acteurs de la mondialisation néolibérale dont les principaux sont l’État, les Firmes transnationales (FTN) et les Firmes multinationales (FMN), les Organisations internationales, en l’occurrence le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, et l’ONU, les Organisations régionales dont l’UE, l’UA, l’Alena, le Mercosur, l’OTAN, la SADC, les Investisseurs privés et publics. Toutefois, suite à ses effets négatifs, je crois que la mondialisation constitue un obstacle de taille au bonheur de la plupart de l’humanité, de ces centaines de millions de personnes qui subsistent avec l’équivalent d’un Euro par jour. De ce fait, cette narration du monde est devenue un métarécit. Et l’Altermondialisme est apparu comme un rayon d’espoir, une porte de sortie possible. Je pensais que le slogan bien connu de ce mouvement (« Un autre monde est possible ») identifiait une porte de sortie ouverte par la voie d’une alternative économique ( solidaire et durable, ), politique (démocratie participative à la Porto Alegre) contraire à l’idéologie mondialiste néolibérale prédominante. Prônant une autre mondialisation où la personne humaine et le respect de la nature sont au cœur de l'économie et de la politique, l’idéologie altermondialiste est charriée par la Charte des principes du Forum Social Mondial (FSM) modifiée et approuvée par le Comité international du FSM le 10 juin 2001. Vivant la dialectique de l’Unité (l’Un) et de l’Hétérogénéité (le Multiple) en son sein, l’Altermondialisme professe l’humanisme et propose une éthique (où le défi humano-écologique fait l’objet) et se présente comme un nouveau paradigme, « le paradigme altermondialiste » qui inspire les discours et les combats altermondialistes. Cependant cette narration du monde semble s’essouffler suite à ses contradictions internes et se transforme en un métarécit.

La postmodernité, en ses différentes utopies, se présente comme une époque émergente et ne peut être comprise que par rapport à la Modernité définie sous son triple sens : le Projet moderne, l’universalisme et l’émancipation humaine. Une fois la Modernité comprise dans son essence, celle de l’Individu comme Sujet donnant sens à l’être de l’étant en tant que tel, ses caractéristiques (une conception du Sujet, puissance à la Raison, une conception de l’Histoire et de l’Idée du progrès) seront attaquées par la Postmodernité qui constatera l’échec du Projet moderne et dont les racines sont d’ordre scientifique, politique, économique, culturel et philosophique. De ces racines émergent les caractéristiques de la Postmodernité, à savoir la fragmentation de l’identité individuelle, le néo-tribalisme, le primat de l’image, le rejet de l’Histoire linéaire et de l’Idée du progrès, l’apologie du présentéisme, l’Éthique de l’Instant, le mépris du politique, la transfiguration de l’idéologie, la relativisation de la science et de la vérité. Nommée Hypermodernité par Gilles Lipovetsky, la postmodernité sera traitée de culture du capitalisme tardif par Frederic Jameson et elle est décriée par Gilles Lipovetsky, car elle est L’ère du vide, de  l’individualisme contemporain, L’empire de l’éphémère, de La mode, de la consommation, etc. Autrement dit, la Postmodernité (Michel Maffesoli) /Hypermodernité (Gilles Lipovetsky) est une narration du monde se transformant en métarécit.

Philosophe engagé dans ce monde, je voulais à la fois savoir pourquoi les remèdes apportés jusqu’ici n’ont pas marché pour rendre l’homme heureux et me rendant parfaitement compte de l’immensité du projet, j’essaie de porter jugement sur ce qui a déjà été fait afin de discerner le chemin à suivre. Ainsi je mobilise une forme de philosophie que juge potentiellement utile en pratique afin de transformer le monde et je m’engage à penser autrement la manière d’habiter le monde pour parvenir à élaborer une nouvelle philosophie de l’histoire qui favorise l’avènement d’un « autre monde possible plus juste » qui sera actualisé par un modèle démocratique participatif et prosôponiste basé sur un nouveau paradigme, à savoir le paradigme de la rencontre. Il est donc question d’une vision historique qui puise ses forces dans la capacité philosophique d’intervenir, non seulement dans le débat en cours, mais aussi et surtout dans le monde de tous les jours. Cela étant dit, je me mets sur les traces de Socrate qui prônait le rôle de la philosophie dans la cité et je crois que la philosophie, du moins une certaine philosophie, est indispensable pour la vie de la cité. Ainsi j’ai cherché des éléments pouvant m’aider à contribuer au renouveau de la philosophie de l’histoire. Et je propose la philosophie de la rencontre. Voilà ma Nouvelle narration du monde qui sera à la source d’un nouvel humanisme propre à notre ère planétaire, de l’éthique planétaire pour notre histoire et de nouvelles conceptions de la politique et de l’économie. De ce fait, j’ai trouvé un nouveau moteur de l’histoire. Ce dernier est la lutte pour la reconnaissance mutuelle en vue d’un monde meilleur. Quant au sens de l’histoire, je l’ai découvert dans la construction d’un autre monde possible plus juste à actualiser par la démocratie participative et prosôponiste basée sur le paradigme de la rencontre. C’est celui-ci qui organise mon discours sur cet autre monde possible plus juste.

Tout lecteur de mon ouvrage aura à se rendre compte que je présente une étude très fouillée et actuelle sur le Matérialisme historique, la Mondialisation, l’Altermondialisme, la Modernité et le Postmodernité.

Et je partage l’idée de mon préfacier, Tom Rockmore, Professeur Émérite de Duquesne University et Professeur à l’Université de Pékin, selon laquelle à la fin de mon étude, je reviens vers Hegel, un Hegel revu et corrigé à la lumière du goût du jour, mais Hegel quand même, celui dont Marx est parti dans les années 1840 en pensant dépasser le monde moderne pour un nouveau monde possible et surtout meilleur que celui dans lequel nous vivons. Et il poursuit : « Mpala, qui semble penser que le moment marxiste a vécu, est conscient des difficultés auxquelles le Matérialisme historiques a toujours mené. Afin de changer le monde, il change donc de paradigme en revenant au-delà du Marxisme à ses sources dans la tradition philosophique allemande. Hegel nous lègue deux idées de la plus grande importance, idées dont la tension permanente encadre en quelque sorte l’énigme complexe du monde moderne. Il y a, d’une part, l’analyse célèbre du rapport dialectique entre le maître et l’esclave. Or Hegel qui pensait que la philosophie n’arrive que trop tard, serait peut-être surpris de constater sa propre influence. Il n’est pas faux de dire que ses adeptes se confrontèrent sur le champ de bataille à Stalingrad. Son analyse du rapport entre le maître et l’esclave est souvent en question dans les mouvements de libération de nos jours. Il y a aussi, d’autre part, le concept d’identité puisé dans l’analyse épistémologique. Ce concept fonde pour ainsi dire la théorie hégélienne du monde moderne. Or selon le penseur berlinois, l’individu trouve son développement social ultime dans l’état moderne. Il n’y a donc aucun besoin de s’engager dans une révolution dont le résultat prévisible ne serait pas meilleur mais pire que la situation actuelle. Pourtant, la tension entre ces deux aperçus est palpable. La lutte de la reconnaissance suggère une situation révolutionnaire, ce que le concept d’État en tant que site de la reconnaissance de l’individu tend à nier. Si l’on ne peut atteindre la reconnaissance qu’en transformant le monde contemporain pour créer un monde nouveau, alors on ne pourra se passer d’une révolution. Mais s’il est possible de se reconnaître dans le monde moderne, le monde tel qu’il existe, ou encore en le réformant de quelque façon que ce soit, alors la réconciliation entre les hommes, ou bien la réconciliation de l’homme avec lui-même pourra s’accomplir en aménageant l’État actuel sans le détruire. Mpala, qui semble plus enclin à la réforme qu’à la révolution,  appelle de ses vœux un monde nouveau dans lequel il sera possible de construire une démocratie participative qui à l’heure qu’il est fait souvent et très cruellement défaut. Espérons que l’histoire lui donnera raison car le monde contemporain en a vraiment besoin! » Voilà qui est dit et qui m’anime. Mais je tiens à souligner que cette Nouvelle narration du monde exige que l’ONU soit remplacée par la Communauté Des Nations- CDN en sigle. Si l’ONU a pu remplacer la Société des Nations-SDN, elle n’est plus viable en ces jours où elle est sous l’emprise de certains États dont le droit de veto la rend  une Organisation des Nations Désunies.et de ce fait, certaines de ses résolutions ne seront jamais contraignantes. Avec la CDN excluant un Conseil de Sécurité et restaurant l’égalité des États, l’Assemblée Générale aura des résolutions contraignantes.

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mercredi 31 octobre 2018

L'être humain ne sait pas souvent compter son âge, car nous oublions de compter les mois passés au sein maternel. Voici mon petit CV qui ne contredit pas mon propos.

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mardi 23 octobre 2018

La  philosophie prosôponiste du langage se fonde sur la philosophie de la rencontre (L. MPALA Mbabula : 2016) dans laquelle la personne, l’être humain est au centre, car il est toujours en face de l’autre être humain ; or l’être humain  est homo loquens, un sujet parlant, toujours « un être face aux yeux d’autrui, face tournée vers l’autre, en relation, en rapport avec autrui, être-en-communion » (Le personnalisme : 2006). Et  l’humilité est requise parce que « lorsqu’il s’agit d’union ou de rencontre, tout complexe de supériorité doit nécessairement disparaître » ( P. TEMPELS, cité par L. MPALA Mbabula :2016). Un  principe anthropologique, à savoir « un être humain ne pourra jamais se perfectionner ou renforcer son être tant qu’il reste seul [car] créés dépendants les uns avec les autres [et n’accomplissant son] être que dans une vie interpersonnelle » (P. TEMPELS, cité par L. MPALA Mbabula :2016), fonde le prosôponisme. La  Rencontre étant liée aux concepts d’amour, de don libre, du respect absolu de la liberté de l’autre, de bienveillance, de confiance, d’amitié, de « oui » réciproque, prononcé par les deux êtres entièrement libres, est à la source du « Toi-et-Moi » engendrant le « nous » ; ainsi la rencontre a un « caractère destinal », selon Cécile Duteille. Elle  est « destinale » au sens où « elle destine les protagonistes à une manière d’être, sans précédent pour eux. La rencontre apparaît comme l’événement qui redistribue les possibles. Elle est le « moment axial » à partir duquel la vie ne sera plus jamais la même » (C. DUTEILLE : 2003). En effet, dans une rencontre authentique, on n’y est jamais spectateur de ce qui nous arrive, mais on s’y retrouve entièrement impliqué.

La rencontre dont nous parlons a lieu surtout grâce au LANGAGE. C’est ici que la philosophie prosôponisme ne se veut pas être en deçà et au-delà des structuralismes (. F. WALL : 1968), mais par-delà. Loin de parler de l’avant et de l’après des structuralismes, notre philosophie veut se situer par-delà les conflits des structuralismes, et ce pour avoir suivi le conseil de Jean-Baptiste Fages (J.-B. FAGES : 1968a) : ne pas confondre l’analyse linguistique (structurale) de la langue et l’approche philosophique de la langue et sur ce point Ferdinand De Saussure est clair : « Il faut choisir entre deux routes qu’il est impossible de prendre en même temps ; elles doivent être suivies séparément » (F. DE SAUSSURE : 1969).  De ce fait, nous serons capable d’apprécier Ferdinand De Saussure à sa juste valeur quand il donne l’objet formel de la linguistique et ainsi il arrive à séparer la langue (ce qui est social) de la parole (ce qui est individuel)( F. DE SAUSSURE : 1969) (distinction sui generis) tout en veillant à affirmer leur caractère dialectique (« il y a donc interdépendance de la langue et de la parole » (F. DE SAUSSURE : 1969)).

               La philosophie prosôponiste du langage exploitera les concepts de langage, langue, parole et signe tels qu’ils sont définis et explicités par F. De Saussure, et ce sous l’angle philosophique et non linguistique. Aussi serons-nous à même de nous démarquer de Mikhail Bakhtine alias Volochînov aveuglé par le marxisme prélogique qui lui fait voir dans tous les signes une idéologie et qui nie la dialectique entre Langue et Parole chez De Saussure(M. BAKTHINE : 2009 ) comme s’il n’a pas lu l’auteur. Oui, beaucoup parlent et enseignent de F. De Saussure sans l’avoir lu. Ceci vaut aussi pour le cas de Karl Marx.

               Les sujets parlants sont interactifs dans la philosophie prosôponiste (rejet des structuralismes) et les différents rôles de la langue et de la parole exprimant tant bien que mal la pensée y seront mis en exergue, car il y va de la destinée de la rencontre destinale.

 

Mots clés :

            Langage, langue, parole, signe, philosophie prosôponiste, F. De Saussure, M. Bakhtine, rencontre, philosophie de la rencontre, structuralismes,

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Résumé : la mondialisation néolibérale a pour plusieurs acteurs parmi lesquels l’Etat et les entreprises occupent la première place. Nourrie de l’idéologie de l’économisme et de l’utilitarisme, soutenue par la révolution conservatrice du tandem Margaret Thatcher et Ronald Reagan et mise en pratique par le Consensus de Washington, la mondialisation néolibérale trouve dans les entreprises un acteur important remettant en question le rôle traditionnel de l’Etat et contraint ce dernier à redéfinir le concept de frontière et à s’adapter à la cadence  de ses pas.

Mots clés : mondialisation, entreprise, Etat, acteur, idéologie, interdépendance, souveraineté, paradigme, hyperglobaliste, sceptique, transformationaliste.

 

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lundi 22 octobre 2018

TOUS VOS COMMENTAIRES SONT LES BIENVENUS ET SERONT MIS EN LIGNE CAR L'ESPACE ECHANGE EST OPERATIONNEL GRACE A L'EXPERTISE DE L'INGENIEUR ABEL MBULA.

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Je mets ce cours en ligne pour mettre à la disposition des enseignants et étudiants un petit document scientifique. Il date de 2014. Il a ses limites et qualités. Si vous l'utilisez, ayez l'honnêteté intellectuelle de citer son auteur. Il est tout à fait normal d'utiliser mes écrits pour l'enseignement, mais il sied de signaler aux étudiants d'où ils proviennent car s'ils le trouvent par eux-mêmes, ils vous traiteront de plagiaires.

L’Anthropologie philosophique est un cours spécial. Si toutes les sciences ne peuvent pas se passer de l’homme, autrement dit, si dans les autres sciences, l’homme est soit sujet en ce qu’il exerce la science, soit qu’il est objet en ce sens que c’est lui que la science traite, i.e. c’est de lui que la science fait objet de recherche, il n’en va de même avec l’Anthropologie philosophique. Pour l’Anthropologie philosophique, l’homme est à la fois sujet et objet. En tant que sujet, l’homme se pose la question : « Qui suis- je ? » et en tant qu’objet, il se pose la question sur lui-même. Autrement dit, il est le questionnaire et le questionné. Voilà qui explique le fait que l’Anthropologie philosophique aura des difficultés à bien se déployer parce que l’homme est à la fois sujet et objet.

            Notre cours qui est celui de l’Anthropologie philosophique n’est rien d’autre qu’un cours qui sera un discours de l’homme sur l’homme. Seulement n’oublions pas qu’il n’est pas facile pour l’homme de faire une totale objectivation de soi. Sachons tout simplement que celui qui s’intéresse à lui-même ne sera pas objectif dans sa façon de donner la réponse.

            De tout ce qui précède, nos objectifs pédagogiques sont :

A la fin de ce cours, les étudiants seront capables

1. de déceler les présupposés anthropologiques de toute philosophie et de toute pratique ;

2.       de définir en leurs propres mots l’anthropologie philosophique ;

3.       de dire en quoi consiste la corporéité, le travail, la communauté, l’amour-amitié, l’être-pour-la-mort, l’homme comme personne et comme mystère ;

4.      d’exposer clairement l’anthropologie philosophique d’un philosophe de leur choix.

 

Comme évaluation, le travail pratique à exposer dans l’auditoire fera objet de la moyenne et un examen écrit sera organisé à la fin du cours.

 

Il est opportun de dire que chaque professeur parle  à partir d’un lieu théorique et pratique donné comme nous le dit Louis Althusser. Cela étant, notre cours aura nos empreintes.

 

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La question de la géophilosophie est étroitement liée  à celles de l’espace, du territoire, des frontières et de l’identité. Platon, Aristote, Kant, Derrida, etc. philosophes de leur temps et de leur espace. La spatialité des frontières telle qu’abordée par Michel Foucault et Gilles Deleuze  démontre que l’espace lui-même est une préoccupation de la philosophie depuis ses débuts (Conry 2012 : 7). Sur le plan politique, la géophilosophie  se rapporte au territoire et à la territorialité ; les frontières elles-mêmes sont les formes limites propres aux territoires politiques (Conry 2012 : 7 et 9).

L’on pourrait donc convenir que même les philosophes sont de quelque part et d’un temps, mais le sentiment d’appartenance ne conduit-il pas à la caractérisation et à la catégorisation  ?

Au-delà de tous les débats  liés  aux questions de territorialité et des frontières, questions caractéristiques de la  géopolitique qui ont fait émerger beaucoup de réflexions  en sciences politiques sur la création des zones ou des espaces, les questions philosophiques, elles, depuis Michel Foucault et Gilles Deleuze  reviennent sur la nécessité de penser ces frontières.  En effet, «  les sciences politiques se constituent sur l’exigence d’un savoir positif. Cette exigence implique de faire du politique une activité ou une zone spécifique définie par son aspect de construction institutionnelle dans une totalité plus complexe.  Zone spécifique qui doit être analysée à partir d’un découpage artificiel par rapport à d’autres sphères comme l’économique, le religieux, le culturel… (Conry 2012  : 17).

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Chers amis et amies internautes, je remercie Mr Abel MBULA de la belle et propre ville de Kisangani qui a répondu à mon SOS via le Docteur Grison-Trésor KAKUMBI Belumba. Je lui demande de nous aider, encore une fois, à activer la catégorie ECHANGE.

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