Professeur Abbé Louis Mpala

mercredi 6 septembre 2017

Le concept de jeunesse ne fait pas l’unanimité quant à ce qui concerne sa définition. Cependant, nous partageons la pensée de Najat Maalla M’jid quand il fait remarquer que « la jeunesse ne se résume pas à une catégorie de personnes définies selon l’âge. Les jeunes ne constituent pas un bloc homogène mais constituent une diversité plurielle, du fait de plusieurs facteurs incluant le genre, le lieu de vie urbain ou rural, la langue, l’ethnie, le statut socio-économique, les niveaux d’instruction, etc. »[1]. Les considérer comme constituant un bloc homogène relève de  la méconnaissance de la pluralité des conditions que vivent les jeunes et cette méconnaissance entraîne une fausse perception de la jeunesse. Celle-ci est alors perçue comme un groupe prompt à la désobéissance, prêt à créer l’anarchisme, caractérisé «  par « le goût de la facilité », « la contestation stérile » et « la critique systématique ». Ils ne seraient pas, dans leur grande majorité, des personnes susceptibles d’être constructifs » [2] et c’est un groupe manipulable, dit-on.

Tout n’est pas totalement faux, mais ne les réduire qu’à ces aspects est un signe de cécité existentielle.

Et pourtant, il sied de les voir positivement afin de voir en eux «  des agents actifs du changement, des acteurs clés pour le changement social, la croissance économique et l’innovation technologique »[3] ; et qui les voit ainsi, ne manquera pas de les considérer comme le « fer de lance de la nation », et « la garantie la plus sûre pour l’avenir » ou encore « l’avenir au présent »[4].

De ce qui précède, à la suite du poète et homme d'affaires américain Samuel Ullman, je dirais que «la jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort (...) vous êtes aussi jeune que votre foi en l’avenir, aussi vieux que votre doute, aussi jeune que votre confiance en vous-même, aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre abattement »[5].



[1] Najat Maalla M’jid, La jeunesse, avenir du continent africain,  Menton, le 22 janvier 2015[en ligne] htpp://www.observatoire-social-international.com/.../dr-mjid-la-jeunesse-africaine-oct-15.pdf (page consultée le 20 juillet 2017).

[2] Friedrich Ebert Stiftung , Les jeunes et l’engagement en politique.Manuel d’information et de formation,Yaoundé (Cameroun), 2014[en ligne] library.fes.de/pdf-files/bueros/kamerun/10803.pdf (page consultée le 20 juillet 2017).

[3]  Najat Maalla M’jid,  art.cit.

[4] Friedrich Ebert Stiftung  art.cit.

[5] Najat Maalla M’jid,  art.cit.

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Quel hommage rendrais-je à ce « sorbonnard »[1] qui, à 29 ans, « habillé en abacost léger »[2], entra dans un des auditoires du Campus universitaire de Lubumbashi « un certain mardi du mois d’Octobre 1973 en début d’après-midi »[3] ?

 

         Quel propos tiendrais-je sur cet homme devenu « la référence incontournable de l’histoire congolaise »[4] ?

 

         C’est en entendant sa voix quand il répondit à Martin Kalulambi Pongo que je me suis dit que j’avais affaire à un intellectuel engagé qui ,e renvoie au spectateur engagé de Raymond Aron[5] : « Martin ! Martin ! Le Congo a besoin de se tourner vers son passé pour projeter l’avenir ».[6] Quelle passion pour son Congo ! Oui, Hegel n’a pas tort, dans son cas, quand il affirme que « rien de grand ne s’est produit dans le monde sans passion »[7].

 

         C’est cette passion qui explique l’intitulé de ma communication Du cri de guerre « Libérer l’Avenir » à la philosophie de l’histoire. Libérer l’Avenir est, pour Ndaywel, le sens d’être de son existence intellectuelle. Ce cri se fera toujours entendre toutes les fois qu’il écrira sur son  Congo natal et chaque fois qu’il parlera de son Congo, celui  de ses aïeux. Ce cri de guerre, à mon humble avis, débouche sur une philosophie de l’histoire propre à Ndaywel et non à moi. Que dis-je ? A lui d’en prendre acte, car elle colle à sa peau scientifique. Paraphrasant Louis Althusser[8], je dirais qu’en chaque historien dort ou  sommeille un philosophe de l’histoire. S’agit-il de la philosophie spontanée ? Quaeretur ! Ainsi j’annonce mes couleurs et j’avance à visage découvert : c’est en tant que philosophe de l’histoire que je lis Ndaywel.

 

Puisqu’il s’agit d’un cri de guerre d’un intellectuel engagé ayant des lunettes dont les unités sont celles de la philosophie de l’histoire pour bien projeter et voir l’Avenir de son Congo, Don Béni, je présenterai sa philosophie de l’Histoire en partant de sa CONVICTION comme fil d’Ariane afin de suivre Ndaywel quand il pénètre dans la forêt du Congo ancien qui le conduit au Congo moderne et contemporain et en passant par sa «  tentative d’étancher la soif d’histoire des acteurs congolais »[9].



[1] M. KALULAMBI Pongo, Préface à I. NDAYWEL E Nziem, L’invention du Congo contemporain. Traditions, mémoires, modernités. Tome I, Paris, L’Harmattan, 2016, p. 9.

[2] Ibidem, p. 9.

[3] Ibidem, p. 9.

[4] Ibidem, p. 9.

[5] R. ARON, Le spectateur engagé. Entretien avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, Paris, Julliard, 1981.

[6] M. KALULAMBI Pongo, op.cit.,  p. 9.

[7] F. HEGEL, HEGEL, .G.W.F ,- La philosophie de l’histoire, édition réalisée sous la direction de Myriam Bienenstock, traduction française de Myriam Bienenstock, Christophe Bouton, Jean-Michel Buée, Gilles Marmasse et David Wittmann, appareil critique de Norbert Waszek, Paris, Librairie   générale française, 2009, p.164.      

 

[8] Cf. L. ALTHUSSER, Philosophie et philosophie spontanée des savants (1967), Paris, François Maspero, 1974, p.70.

[9] I. NDAYWEL E Nziem, L’invention du Congo contemporain. Traditions, mémoires, modernités. Tome I, p.65.

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« Peut-on parler d’un « EVENEMENT KAOZE » ? »[1] C’est par cette question que commence l’introduction du livre Paix au Congo. Stefano Kaoze : une vie… des proverbes… Oui, fut la réponse et oui est aussi ma réponse. Les auteurs dudit livre situent cet événement au jour où le jeune garçon avait déclaré à son oncle maternel, le Chef Mwembezi, qu’il voulait découvrir le secret des papiers des Blancs.[2] J’ai ma façon de voir cet Événement.

      Je l’appelle Événement Stefano et non « Événement Kaoze », pour la simple raison que « Monsieur l’Abbé Etienne Kaoze [était] plus connu sous le nom de Padri Stefano ».[3]

A mon humble avis, l’Événement Stefano est semblable à une pièce théâtrale à plusieurs actes. En recevant l’ordre mineur de la tonsure,  quelque chose devait tôt ou tard arriver. Et scientifiquement, un acte de la pièce fut joué le 08 août 1910 quand le Père Vermeersch a reçu le manuscrit qu’il publiera dans la Revue Congolaise sous le titre Psychologie des Bantu.

« Indigène civilisé »[4]  qui n’est pas « un nègre quelconque »,[5] Stefano Kaoze se taille la place sous le soleil et en publiant, en 1911, dans la Revue Congolaise la suite de son livre (articles ainsi que quelques lettres), il « trouve une audience de plus en plus large ».[6] En quoi cet article est-il un des actes de la pièce « Événement Stefano » ? Antoine Tshitungu Kongolo a des mots justes comme réponse à ma question. Selon lui, et en cela il a tout à fait raison, La psychologie des bantu est un « pendant congolais »[7] à L’esquisse de la psychologie de nos Noirs de Mgr Roelens qui ne relève pas d’un mimétisme comme d’aucuns l’ont affirmé.[8] L’écrit de Stefano Kaoze est une prise de position raisonnée dans un large champ de bataille à la fois politique et intellectuelle. Du point de vue politique, l’article, comme le souligne Antoine Tshitungu Kongolo, « s’insère dans la stratégie de défense des missionnaires, mis en cause pour leur méthodes autant que pour le bilan de leur action civilisatrice ».[9] Ayant pour destinataire de facto le lecteur métropolitain, Stefano Kaoze cherche à « illustrer, à travers sa prise de parole concédée, l’excellence de l’enseignement des missions en butte aux assauts de tenant de laïcisation de l’école au Congo, et partout de légitimer la globalité de l’action des missions, alors mise à mal ».[10] Comme prise de position intellectuelle, La psychologie des bantu se veut être une arme intellectuelle. De par son titre, l’article annonce ses couleurs. Le choix lexical, substituant le vocable BANTU à NOIR, est « une récusation mezza voce de la terminologie missionnaire en cours »[11] et annonce « un écart, même infime, vis-à-vis des textes missionnaires qui ont incontestablement servi de modèle à l’élève [Stefano Kaoze] ».[12] Et la fortune qu’aura le vocable BANTU « dans la période de l’après-guerre et tout le parti qu’en tireront Placide Tempels, Paul Lomami-Tshibamba, Alexis Kagame dans leurs écrits respectifs »[13] marque une rupture lexicale.  Arme intellectuelle, La psychologie des Bantu cherche à mettre les pendules à l’heure quant à ce qui concerne « ce que nous sommes, nous Benyi-Marungu, et ce que nous ne sommes pas »[14] face à ceux qui, « parce qu’ils ont tout, ont fait de notre pays le leur ».[15] Et Stefano Kaoze y fait un serment de la Révolution de la liberté : « On ne pourra nullement lier notre immunité interne et physique de tout lien ; nulle corde, nulle chaîne, nulle prison, ne peut toucher cet être interne ».[16]



[1] CENTRE D’ARCHIVES ECCLESIASTIQUES S. KAOZE KINSHASA, Paix au Congo. Stefano Kaoze : une vie … des proverbes… , Lubumbashi, PUL, 2005, p. 7.

[2] Cfr Ibidem, p. 8.

[3] Mort de Mr l’Abbé Stefano Kaoze, premier prêtre indigène au Congo Belge, Dans Révue du Clergé Africain N° 1, t. 6, 1951, p. 221.

[4] A. VERMEERSCH (s.j.), Les sentiments supérieurs chez les congolais. Partie documentaire I. Les congolais, d’après un congolais civilisé, dans Stefano KAOZE, La psychologie des bantu et quelques lettres (1907-1911). Reproduction anastatique par A. J. SMET, Kinshasa, Département de Philosophie et Religions Africaines/ Faculté de Théologie Catholique, 1979, p. 3.

[5] Ibidem, p. 4.

[6] CENTRE D’ARCHIVES ECCLESIASTIQUES S. KAOZE KINSHASA, Op. Cit., p. 69.

[7] Antoine TSHITUNGU Kongolo, La présence belge dans les lettres congolaises. Modèles culturels et littéraires. Préface de Julien KILANGA Musinde, Paris, L’harmattan, 2008, p. 285.

[8] Ibidem, p. 299.

[9] Ibidem, p. 289.   Souligné par l’auteur.

[10] Ibidem, p. 299.

[11] Ibidem, p. 300.

[12] Ibidem, p. 300.

[13] Ibidem, p. 300.

[14] Stefano KAOZE, Op. cit., p. 9.

[15] Ibidem, p. 25.

[16] Ibidem, p. 18.

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mardi 23 mai 2017

La philosophie, ayant pour objet matériel la totalité du réel, ne peut pas s’empêcher de réfléchir sur l’existence humaine. C’est du point de vue formel qu’elle se distinguera de l’histoire, de l’ethnologie, de la psychologie et d’autres sciences ou disciplines qui s’intéressent à l’homme. Prenant pour objet l’étude de la tradition orale du Sud-Est du Katanga, telle qu’elle est fixée dans et par l’écriture du R.P. Léon Verbeek le Mubemba et ses collaborateurs, ma réflexion philosophique se donne pour tâche de cerner, de toucher du « doigt philosophique », le « ce-par-quoi », le Muntu du Sud-Est du Katanga est un muntu-qui-chante sa vie et qui-vit-en-chantant. C’est un Muntu cantor : il est chanté quand il est conçu, on chante pour lui quand il naît ; son oreille écoute le chant quand il chasse, et chasse en chantant ; dans sa pirogue, il pêche en chantant et chante sa vie en pêchant ; il pleure en chantant ; il chante, il chante, il chante ! Il est un MWINA NGOMA, MWINA MALUMBO. De ce qui précède, l’on devinera que du corpus scientifique que nous lègue Léon Verbeek le Mubemba, ma réflexion philosophique se limitera aux chansons des jumeaux, aux berceuses, aux pileuses, aux chansons de la chasse et de la pêche et aux mélopées funèbres, les nyimbo ya malilo. Toutefois, je dois signaler que ma porte d’entrée dans l’œuvre imposante de Léon Verbeek le Mubemba est Contes de l’inceste, de la pauvreté et de l’alliance chez les Bemba (2006). Je diviserai mon intervention en cinq parties. La première portera sur l’anthropologie philosophique et son éternelle question : Qu’est-ce qu’est l’homme ? Ubuntu cinshi ? La deuxième tentera d’appréhender l’« ubuntuïté » en partant de la catégorie anthropologique de la corporéité. La troisième dévoilera l’« ubuntuïté » en me servant du travail comme catégorie purement anthropologique. La quatrième présentera l’« ubuntuïté » comme relevant de la communauté, catégorie anthropologique. La cinquième et dernière partie indiquera ou mieux pointera l’« ubuntuïté » comme une présence de la mort, catégorie anthropologique insondable. 1. QU’EST-CE QUE L’HOMME ? UBUNTU CINSHI ? L’être humain est le seul être vivant qui se pose la question de savoir qui il est. Pour donner sa tentative de réponse, il utilisera plusieurs méthodes dont la phénoménologie (les épochès d’Edmund HUSSERL ne viendront pas à bout de cette question. L’homme restera un mystère.), la méthode herméneutique (telle qu’elle est enseignée par DILTHEY, Emilio BETTI et HEIDEGGER, ne dira jamais un dernier mot sur ce qu’est l’homme.), la méthode dialectique (au sens de dialogue, ne dévoilera pas l’homme dans sa totalité.), le recueillement de G. MARCEL et l’examen de conscience de PYTHAGORE ( toujours en deçà du « connais-toi toi-même » du philosophe « analphabète » SOCRATE.) et la méthode comparative ( qui me laisse sur ma soif). Se servant de cette méthode, ANAXAGORE dira que c’est la MAIN qui différencie l’homme des animaux ; ARISTOTE prendra position contre cette affirmation et soutiendra que c’est par la RAISON que l’homme se distingue des animaux.

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mercredi 5 avril 2017

INTRODUCTION Ma communication, en ce jour, ô combien noble et notable, se veut être une méditation philosophique sur l’Abbé Stefano Kaoze qui avait un grand estime pour la philosophie. Divisée en trois parties, ma communication présentera dans un premier moment l’Événement Kaoze. Dans un second moment je ferai voir comment la philosophie fut un art de vivre chez Stefano Kaoze. A la fin, je montrerai en quoi consiste l’Effet Kaoze.

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vendredi 24 mars 2017

Se tient dans le Diocèse de Kalemie- Kirungu un colloque sur " Le centenaire de l'ordination sacerdotale de l'abbé Stefano Kaoze : réflexion sur la consécration à Dieu et l'engagement patriotique " du 23 au 24 mars 2017.

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dimanche 23 mars 2014

Né a Lubumbashi, le 15 septembre 1955, ancien de l’Université  Paris VIII-Saint Denis et de l’Ecole Supérieure de Journalisme a Saint Germain de Près(Paris), littéraire, philosophe, journaliste de formation, écrivain , critique, essayiste, acteur politique et Professeur Ordinaire  à  l’Université de Lubumbashi où il a assume de hautes charges académiques (Secrétaire General Académique), Huit MULONGO KALONDA BA-MPETA est aussi l¡¦une des figures de proue et un défenseur de la littérature congolaise. Initiateur du Département des Lettres et Civilisations Congolaises dans les programmes en vigueur de l¡¦Enseignement Supérieur et Universitaire de la République Démocratique du Congo, le Professeur Huit MULONGO KALONDA BA-MPETA a largement contribue a la connaissance des Lettres et Civilisations Congolaises sur l’échiquier international.

Il a écrit, entre autres, les ouvrages suivants :

 Pluies noires (poésie), Paris, éd. St Germain de Près, 1981 ;

 Chants divers (poésie), Paris, Universal Connexion, 1990 ;

 Utenzi (poésie), Paris, Uhuru, 1990 ;

 Le souffle de la liberté (chants du cœur), Paris, éd. La Bruyère, 1991 (MULONGO MULUNDA MUKENA) ;

 Nouvelles pluies (poésie), Lubumbashi, éd. du CELTRAM, 1997 ;

Paul Lomami Tshibamba : l’idéologie de la différence (essai critique), Lubumbashi, éd. du CELTRAM, 1999 ;

 

 Mayele, le Tigre rouge (récit), Kinshasa, Mosaïque, 2001 ;

 Sublimes passions tribales (récit), Kinshasa, Mosaïque, 2001 (réédition à

Lubumbashi, éd. du CELTRAM, 2008) ;

Impact, les accents de la destinée (récit), Lubumbashi, éd. du CELTRAM, 2004 ;

 Pleurs éternelles (sic) (poésie), Lubumbashi, éd. du CELTRAM, 2007 ;

 De la marginalisation a la nationalisation : un parcours authentique. Dictionnaire

de littérature congolaise de langue française, Lubumbashi, éd. du CELTRAM,

2009.

Ardent homme politique, il a, en son temps, assiste à l’émergence d’une

démocratie, même chancelante, qui a débouché et qui a donne naissance en République Démocratique du Congo, aux élections libres, démocratiques et transparentes.

Son attachement a la langue française qui doit cheminer en harmonie avec

les langues congolaises constitue un grand credo de son être que ponctue sa verve oratoire qui ne trompe pas.

Il est temps de reconnaitre ce digne fils du pays et de lui rendre un hommage mérite pour tout ce qu’il fait de grand dans l¡¦univers des Lettres et

Civilisations Congolaises.

 

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jeudi 20 février 2014

Voici le texte portant sur l'autorité et plusieurs questions sont posées. Qui dit autorité, dit-il pouvoir? Si cela n'est pas vrai, en quoi l'autorité diffère-t-elle du pouvoir? Fait-elle appel à la force? S'il n'en est pas ainsi, quelle est son essence? Y a-t-il une seule forme d'autorité? Est-elle liée à la domination? Comment s'exerce-t-elle dans les différentes sphères de la vie -famille, école, armée, politique, Eglise, etc.? Y a-t-il une crise d'autorité? Si c'est oui, l'Eglise s'en sort-elle? Garde-t-elle la même acception pour le concept autorité?

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Umuntu ngalelanda mululimi lwa cifyalilwa, alalanda no mubili wakwe, no mweo wakwe elo no mutima wakwe onse. Lelo ngalelanda mu lulimi lwa Beni, intanshi yakulanda alingile mbale ukutontonkanya elo panuma eshibe ifyakulanda.

Ngalelanda mululimi lwakwe ne shiwi lilakonka amenso, umuntwe elo na maboko. Cilaba kwati menshi yalekunkuluka ukufuma ku lupili.

Na mumapepo efyo caba. Umubemba ngalelumba Lesa wakwe mu cibemba, ala ni iso tambe.

Amalumbo yakwa Lesa yalayana no bumi bwa bantu, ne fipapwa elo na  mubwile bwakwe.

Eico kanshi, twalatantika aya malumbo ukulingana no bumi bwa bantu,  ne fipapwa , na mubwile bwakwe elo na mu mapinda.

 

 

Quand quelqu’un parle en sa langue maternelle, il  le fait de tout son corps, de toute son âme et de tout son cœur. En revanche, s’il s’exprime en une langue étrangère, il  commence d’abord   par réfléchir avant de savoir ce qu’il faut dire.

S’il parle en sa langue  maternelle, sa voix suit les mouvements de ses yeux, de sa tête et de ses mains. On dirait l’eau qui  coule depuis la montagne.

Il en est ainsi quand il s’agit de la prière. Comme il est beau de voir le Mubemba louer Dieu en sa langue maternelle !

Les louanges à Dieu sont faites selon les circonstances de la vie, selon les exploits divins et selon le mystère lié à la nature de Dieu.

Cela étant, nous parlerons des louanges à Dieu, dans le  premier moment selon la vie des gens, dans le deuxième  moment selon les exploits divins, dans le troisième moment selon le mystère lié à la nature de Dieu et dans le quatrième et dernier moment selon les proverbes.

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dimanche 6 octobre 2013

Dépositaires de la tradition et incarnant les aspirations du peuple pensant, agissant et aspirant au progrès tout en se référant à la coutume, les chefs coutumiers sont reconnus par l’Etat[1] et ainsi ils dépendent du Chef de l’Etat sur le plan administratif et par les populations qui se reconnaissent en eux, car ils le sont devenus de « par la procédure coutumière, dès la naissance et par la famille »

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lundi 25 février 2013

Chacun de nous naît dans une lignée où se trouve la langue de la tribu. Chacun de nous a ses ancêtres qui lui ont legué une langue. De ce qui précède, la langue maternelle est celle que les ancêtres nous ont leguée. Si nous nous abusons à croire que la langue maternelle est celle que nous parlons la première là où nous sommes nés, alors nous acceptons de perdre à la fois la langue de nos ancêtres, les proverbes, les us et coutumes, les chansons, les dances, les tamtams etc.

 Cila muntu alafyalwa mu luko lumo  umwaba ululimi lwapa cikota. Cila muntu alikwata ifikolwe fyakwe ifyabashila ululimi. Ukulingana nefyo twalanda, ululimi lwa cifyalilwa ni lulya ifikolwe fyatushila. Nga cakuti twalaibepa ati ululimi lwacifyalilwa ni lulya tulanda ulwakubalilapo apo twafwililwa, inshi tukalufya ululimi lwa fikolwe fyesu pamo pene na mapinda, ne ntambi, ne ©¯’imbo, na masha, ne ©¯’oma elo na fimbi po.

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samedi 3 mars 2012

A dire vrai, c’est pendant les campagnes électorales que  les électeurs sont  ramenés aux temps de la Rome antique des panem et circenses. Et personne ne se pose ces questions: « Pourquoi allons-nous aux élections dans notre pays ? Dans quel but est-il nécessaire de se mobiliser pour élire le président de la République, pour nous doter d’une assemblée et des institutions locales censées être démocratiques et traduire véritablement la volonté populaire ? »

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A dire vrai, c’est pendant les campagnes électorales que  les électeurs sont  ramenés aux temps de la Rome antique des panem et circenses. Et personne ne se pose ces questions: « Pourquoi allons-nous aux élections dans notre pays ? Dans quel but est-il nécessaire de se mobiliser pour élire le président de la République, pour nous doter d’une assemblée et des institutions locales censées être démocratiques et traduire véritablement la volonté populaire ? »

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samedi 10 septembre 2011

Selon le Conférencier, la bonne gouvernance est un ensemble de mesures, de règles, etc. pour garantir un bon fonctionnement et le contrôle. Conduite des affaires, la bonne gouvernance n’est pas une opacité dans la gestion ; au contraire, a argumenté le Conférencier, elle est la transparence, le respect rigoureux dans l’instance des décisions, le respect des règles de justification. Par ailleurs, le Conférencier a insisté pour faire savoir que la bonne gouvernance est budgétisation (par an, exemple il faut autant…) et respect du budget ; elle suppose le respect des rubriques budgétaires (exemple : rubrique de la paie des professeurs) ; elle sous-entend  l’acceptation de l’audit interne et externe par une instance extérieure. Ceci étant, a conclu le Conférencier, la bonne gouvernance sait rendre compte de sa gestion avec des papiers justificatifs (présenter un rapport narratif et financier) : factures, signatures, liste des participants, photos, vidéos, etc.

 

 

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mercredi 31 août 2011

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l’Histoire. Elle  est un temps de profonde mutation, qui touche autant le niveau social, technologique, scientifique, moral, philosophique, politique, économique que spirituel ou religieux. Bref, nous sommes dans la postmodernité.

Notre sujet a le souci de faire voir que les Eglises dites de Réveil jouent un grand rôle à l’ère de la postmodernité. Cependant ce rôle est souvent ambigu. Voilà pourquoi nous sommes là. Nous voulons en parler en tant que chercheur et en tant que croyant. 

 Nous sommes entrés dans la Postmodernité où il y a la transmutation des valeurs et les Eglises de réveil  se présentent comme celles qui doivent relever certains défis tout en créant d’autres.

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